RIXE À L’ENTRÉE D’UN BAR : UN EMPLOYÉ GAZE UN AGRESSEUR

RIXE À L’ENTRÉE D’UN BAR : UN EMPLOYÉ GAZE UN AGRESSEUR

Un agent de sécurité d’un bar de Biscarrosse condamné à une amende de 300 euros pour avoir fait usage d’une bombe lacrymogène lors d’une altercation. L’incident, survenu le 24 août 2009, avait pour but de calmer une bagarre naissante à l’entrée de l’établissement.

Le 24 août 2009, aux alentours de 2h du matin. Monsieur Sébastien, employé chargé de la sécurité d’un bar de Biscarrosse Plage, gaze un individu, accompagné de deux personnes, qui se montre menaçant envers un jeune cuisinier de l’établissement. L’homme a expliqué s’être servi de cette gazeuse “pour éviter que ça dégénère” sur la terrasse d’un bar “bondé de monde en plein été”.

L’altercation se déroule vers 2h du matin. Trois individus, visiblement alcoolisés, s’en prennent verbalement et physiquement à un jeune cuisinier de 18 ans, avec qui l’un d’entre eux “est en conflit pour une histoire de fille”. Le prévenu tente de les séparer : “ça par un petit peu en bagarre plus ou moins”. Selon ses dires, une serveuse lui amène alors une bombe lacrymogène, à l’aide de laquelle il gaze un individu du groupe. Seulement, selon les témoins, personne ne lui a amené l’objet, mais il est allé le chercher lui-même derrière le bar. “Ça a calmé tout le monde, après ça il n’y avait plus de bagarre”. Monsieur Sébastien a mis fin à l’altercation, et au même moment, l’un des responsables a appelé la gendarmerie pour signaler les faits.

Le juge remet en question l’usage d’une telle arme de défense : “il n’y a pas une autre solution pour le maîtriser ?”. Il estime que la mise à l’écart de l’individu malfaisant est plus appropriée, surtout s’il est sous l’emprise d’alcool, et par conséquent “moins en capacité de se battre, d’avoir un échange physique”. Le prévenu se défend par le risque d’attaque, mais aussi par la similarité physique entre lui et la personne menaçante : “Le personnage que j’ai en face de moi, il était comme moi”. Le fait de maîtriser l’individu l’expose selon lui à un autre danger, une attaque probable des deux autres individus : “ Ses deux collègues qui sont à côté, j’ai tout risque de me prendre des coups par derrière”. 

Monsieur Sébastien a plaidé la légitime défense. Malgré sa volonté de prévenir une situation violente, le tribunal a pour sa part estimé qu’elle ne pouvait pas être retenue en l’absence de menace directe contre lui : “il a fait usage de la bombe lacrymogène bien avant que les coups ne partent”. 

L’homme a déjà été condamné par le passé pour des faits de violence. Il écope pour cette affaire de gazage de 30 jours-amende, à raison de 10€ par jour. Soit un total de 300€. Monsieur Sébastien risque 1 an d’emprisonnement s’il comparaît de nouveau devant un tribunal correctionnel.


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